Au Mali, la junte tentée par un duo avec les mercenaires du groupe Wagner

Total des vues : 117 , Vues d'aujourd'hui : 1 

Mali : un nouveau gouvernement formé. Un accord est en discussion entre les soldats au pouvoir et les militaires russes. L’éventualité d’une conclusion inquiète les Occidentaux, Paris en tête.

Après la République centrafricaine, le Soudan, le Mozambique et la Libye, Wagner va-t-il venir planter son drapeau au Mali ? Aucun contrat n’aurait encore été signé à Bamako. Mais après deux ans d’approche de la société militaire privée russe, selon les informations révélées par l’agence Reuters, les termes d’un accord ont été discutés entre la junte malienne et cette compagnie de mercenaires vue comme l’armée de l’ombre du Kremlin.

Celui-ci prévoirait le déploiement sur le terrain d’un millier d’hommes – certaines sources évoquent un chiffre inférieur –, chargés de la protection des hautes personnalités et de la formation des forces armées maliennes. Si le modèle d’intervention déjà employé en Centrafrique venait à être répété, cette double mission n’empêcherait en rien les agents de Wagner de combattre directement au côté des militaires maliens et serait assortie d’une substantielle contrepartie financière. Reuters évoque 6 milliards de francs CFA (environ 9,15 millions d’euros) par mois et un possible accès à trois gisements miniers.

A Bamako, le ministère de la défense, dont le titulaire du poste, le colonel Sadio Camara, était encore en août en Russie, rappelle opportunément que « l’opinion publique est favorable à une coopération accrue avec la Russie, vu la situation sécuritaire ». Mais il assure aussi qu’« aucune décision n’a été prise sur la nature de cette coopération ». Une manière de souffler le chaud et le froid, alors que l’éventuelle arrivée de ce sulfureux partenaire sécuritaire suscite une évidente inquiétude à Paris, comme dans l’ensemble des chancelleries européennes.

« Même si, à notre connaissance, rien n’a encore été signé, il est confirmé que Wagner multiplie les approches agressives pour s’implanter au Sahel et utiliser le Mali comme point d’entrée », relève un dirigeant français. En août, Emmanuel Macron et Vladimir Poutine, en marge d’une conversation sur le retour des talibans au pouvoir en Afghanistan, ont échangé sur la situation au Sahel.

Relocalisation envisagée au Niger

« Le président lui a expliqué ce que nous faisons et que nous ne sommes pas dans une manœuvre de retrait », poursuit la même source, bien que M. Macron ait annoncé, en juin, la fin de l’opération « Barkhane », assortie d’une diminution de moitié du nombre de soldats déployés dans cette région d’ici à 2023.

Vladimir Poutine a-t-il senti alors que le moment était propice à occuper une place qu’il jugeait laissée vacante par la France ? Si le dirigeant russe a pu démentir toute velléité de cet ordre, force est de constater qu’il n’a pas entièrement convaincu. Le 8 septembre, Christophe Bigot, le directeur Afrique et océan Indien du Quai d’Orsay, a fait un aller-retour à Moscou pour s’entretenir avec son homologue russe. Deux jours plus tard, l’ambassadeur de France à Bamako a été reçu par le président de la transition, le colonel Assimi Goïta. Nul ne doute de la teneur des discussions et des messages transmis.

 

SOURCE :  https://www.lemonde.fr/afrique/article

LIE AUSSI:  Le Sultan Mbombo Njoya malade.le roi des Bamoun (w-infos.com)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *