Le DG et le DGA de la BICEC devant le Tribunal de Douala

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Le DG et le DGA de la BICEC devant le Tribunal de Douala

Ils devraient comparaître hier lundi 1 Mars 2021 dans le cadre d’un litige les opposant à une communauté d’épargnants qui invite la banque à exécuter une ordonnance du président de la République pour éviter que la situation financière de l’établissement ne se dégrade davantage.

La BICEC est en crise. C’est du moins ce que soutient Pierre Num-kam. PC A d’une association des droits de consommateurs dénommée ‘Mutuelle interafricaine des consommateurs des biens et services en abrégé (Miacbis)’, cet auditeur bancaire dit agir au profit de la communauté des Épargnants dans les livres de la Banque internationale du Cameroun pour l’épargne et le crédit (BICEC). Elle estime que la BICEC doit exécuter ‘le Cadre à l’amiable’, une ordonnance présidentielle au sein duquel toutes les parties prenantes à la vie de la banque doivent se retrouver pour régler à l’amiable tout différend afin de protéger et préserver l’intégralité des dépôts des Épargnants à la Banque.

‘Le problème qui se pose c’est que la Bicec est en faillite. Et la,seule piste de sortir de crise c’est d’implémenter “le cadre amiable’. C’est la raison pour laquelle les dirigeants de la BICEC sont attendus devant les tribunaux. S’ils ne comparaissent pas, nous serions obligés de faire un appel pour la liquidation de la Bicec. Donc ça sera l’un ou l’autre. S’ils sont présents, nous mettrons le cadre à l’amiable en présence des entreprises et des épargnants pour préserver l’intérêt de tout le monde», précise Pierre Numkain.

De mauvais crédits octroyés aux clients

D’après Pierre Num-kam, «le cadre amiable» institué depuis le 27 avril 1990 par le Président de la République surgit comme étant la solution pour redresser le système bancaire et relancer 1 économie. En effet, pour réserver l’épargnant contre faillites bancaires; il met autour de la même table de travail l’épargnant-la banque et l’entreprise, aux fins de s’assurer que tout crédit qui a été accordé à l’entreprise a été fait dans des conditions qui lui permettront de se développer harmonieusement pour faire des bénéfices sur lesquels elle rembourse son crédit.

‘La Bicec a octroyé de mauvais crédits à ses clients et ils ne sont plus en mesure de les rembourser. Il est urger d’examiner tous les emprunts contractés, de mettre tout le monde (épargnants, BICEC, entreprises) sur une même table et trouver une solution à l’amiable’, ajoute celui qui œuvre pour la protection des droits des consommateurs.

Créances douteuses

Selon l’assignation de l’huissier de justice dont nous avons obtenue copie, c’est Rochdi Sanhaji et Remy Georges Raffi respectivement Dg et Dga de Bicec qui sont attendus à l’audience de ce lundi 1er mars 2021 devant le Juge des référés d’heure à heure du Tribunal de Première Instance de Douala-Bonanjo statuant en matière d’urgence au Palais de Justice de ladite ville. Cette affaire arrive également dans un contexte où l’institution bancaire est accusée d’accumuler des créances douteuses. Une enquête de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac), le gendarme du secteur, à fin juin 2020, remarque que le volume de créances douteuses de la Bicec s’élève à 162,8 milliards de FCFA, soit 30% du stock global évalué à 533,5 milliards de FCFA.

 

Source : https://www.camerounweb.com/CameroonHomePage/business/Le-DG-et-le-DGA-de-la-BICEC-devant-le-Tribunal-de-Douala-576613

 

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