Crise anglophone : les séparatistes menacent de s’attaquer aux entreprises installées dans le Sud-Ouest.

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Crise anglophone dans le Sud-Ouest

Crise anglophone dans le Sud-Ouest. Ces menaces visent les dépôts de boissons des Brasseries du Cameroun de la ville de Mutengene. Mais aussi les camions transportant du ciment et les produits pétroliers entre les villes de Douala et Limbé…

 «Menaces d’attaques terroristes dans le département du Fako ». C’est le contenu d’un message daté du 4 septembre 2021 et signé du Secrétaire d’État à la défense en charge de la gendarmerie nationale, Galax Etoga. Ce dernier alerte le Commandant de la légion de gendarmerie du Sud-Ouest.

Crise anglophone dans le Sud-Ouest.

Ces menaces, selon le patron de la gendarmerie, visent les dépôts de boissons des Brasseries du Cameroun de la ville de Mutengene. Mais aussi les camions transportant du ciment et les produits pétroliers entre les villes de Douala et Limbé et les convois de la société Source du pays, le leader du marché de l’eau minérale au Cameroun.

Face à ces menaces d’attaques « commanditées » par le leader sécessionniste connu sous le nom de Field Marshall, Galax Etoga instruit son collaborateur de prendre « les mesures sécuritaires nécessaires, en vue de faire face à ladite situation ». Ces menaces pourraient ralentir les activités des entreprises dans la région du Sud-Ouest, l’une des deux régions camerounaises en crise depuis fin 2016.

Le manque à gagner

Un tel ralentissement des activités peut avoir pour conséquence d’augmenter les pertes déjà enregistrées par les opérateurs économiques depuis 2016. Dans une première évaluation faite en 2019 par le Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam), le manque à gagner subi par les entreprises était déjà évalué à 800 milliards de FCFA.

« Les villes mortes, l’insécurité et les destructions diverses, l’arrêt des chantiers d’investissement public débouchent sur des manques à gagner importants en termes de chiffres d’affaires pour les entreprises. En se focalisant sur 10 secteurs d’activité uniquement, ces pertes sont estimées à près de 800 milliards FCFA au bout de trois ans. Le secteur de la distribution est le plus touché, l’insécurité ayant fait le lit des circuits d’approvisionnement informels dont plusieurs sont alimentés par les produits de contrebande », révèle le Gicam dans son évaluation.

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